Le top 3 des spécialités culinaires de la Martinique

Au carrefour des cultures et du monde, la gastronomie martiniquaise s’épanouit dans un mélange de traditions savoureuses. Le climat tropical de l’île permet la culture d’une multitude de fruits et légumes, tandis qu’au même moment les épices d’Asie parviennent aux Antilles grâce aux travailleurs indiens. C’est ainsi qu’est né le colombo, parfumé d’une myriade d’herbes. Dans ce carrefour culinaire, il n’est donc pas rare de rencontrer des acras, du boudin, de l’avocat féroce, du crabe farci et du poulet fumé accompagnés de riz, de lentilles ou de haricots rouges. Sans oublier le meilleur de la cuisine internationale dans les nombreux hôtels de l’île. Pour les en-cas sucrés, flan à la noix de coco, banane flambée, fruits salés et sorbets maison sont au menu. Mais la Martinique offre aussi d’excellents rhums agricoles, bénéficiant – chose rare – d’une AOC, un cadeau idéal à emporter dans ses valises.

1/ les  acras de morues

Commencez un repas caribéen par des acras, les incontournables beignets de morue, parfois avec des crevettes ou du crabe, ou encore du jirumon pour le jeûne. Ils sont plus ou moins épicés selon le cuisinier. Sans oublier les pâtés salés, petites pâtisseries fourrées de chair à saucisse finement assaisonnée. Le dombré est un type de boulette de farine cuite avec des légumineuses, souvent des haricots rouges. Le Dombré de ouassous, plus raffiné, est garni de crevettes d’eau douce. Une autre soupe, le calalou

contient du gombo, des épinards et divers légumes avec du crabe ou du porc. Sinon, le pâté en pot est en fait une soupe épaisse d’abats d’agneau et de légumes, typiquement martiniquaise. Plus réservée aux habitués, la soupe de tarte contient des pieds de bœuf longuement mijotés avec des légumes. Enfin, le feroz se présente sous la forme d’une purée d’avocat, de morue, de farine de manioc, d’oignon vert et de piment.
Recette emblématique, la morcilla criolla, boudin blanc ou noir, est une spécialité à base de sang (noir) ou de viande (blanche) de porc finement assaisonné, d’origine française. Il existe également des boudins noirs à base de morue ou de lambi. Ne manquez pas non plus le très populaire poulet boucané. Il s’agit d’un poulet fumé qui est cuit dans un four fermé aux trois quarts et doté d’une cheminée. La viande marinée est placée au sommet de la cheminée et cuite très doucement, la fumée lui donnant une saveur inimitable. Enfin, le colombo – chèvre, poulet ou porc – est probablement le plat en sauce le plus célèbre de la Martinique, la viande mijotant longuement dans un mélange d’oignons, d’épices et de bouillon.

2/ Le crabe Farci

Le crabe farci, également une spécialité typique de la Martinique, consiste en un mélange de chair de crabe, de pain et d’oignon, qui sert à garnir la carapace de l’animal avant sa cuisson. Pour les fêtes, il existe des plats spéciaux, comme le jambon de Noël, caramélisé à l’ananas, les tartes salées, les puddings créoles et les ignames de Noël.

On trouve également des plats plus simples, notamment des amuse-bouches comme le bokit, un petit pain brioché qui a la particularité d’être frit puis garni de crudités, de morue ou de poulet grillé. Sans oublier l’agoulou, un pain mou, rôti puis farci de viande hachée et de légumes. Le Ti-nain-morue, un plat servi le matin, est préparé avec de la morue et de la banane. Une variante connue sous le nom de tripes ti-nain est un mélange de tripes et de viande, savamment cuit avec des épices, des tomates, des oignons et une touche de piment. Le macadam est un riz de morue crémeux et légèrement épicé. Sinon, vous pouvez déguster de la viande contenant du poisson ou des fruits de mer cuits dans un bouillon de cour. Essayez l’oursin, parfois appelé « caviar antillais ». Prenez une cuillère et dégustez ce délice avec du citron et du laurier. Il faut également mentionner le matoutou, une fricassée de crabe, tandis que le souskai est fait de morue grillée et émiettée, servie dans une vinaigrette.

3/ le Robinson

Côté desserts et pâtisseries, ne manquez pas le Robinson ou l’amour caché, une tarte à base de quatre-quarts, de pâte brisée et de confiture de goyave, mais aussi le flan à la noix de coco (ou blancmange) à la texture délicieusement soyeuse, surmonté d’une croûte dorée à la noix de coco, sans oublier la classique tarte renversée à l’ananas. La saucisse est le surnom local pour le gâteau roulé qui est rempli de diverses garnitures. Typiquement antillais, le coco del Mont-Blanc est une génoise moelleuse fourrée d’une crème au rhum et à la noix de coco et garnie de noix de coco râpée. Sinon, essayez le plum pudding, fait de pain généreusement parfumé au rhum, ou la pâtisserie à la marmelade, de petits volants croustillants souvent garnis de goyave.

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